Mai 2026 - 10 jours sans écrans : une pause pour mieux apprendre et vivre ensemble

Du 19 au 28 mai 2026, l’équipe CAAPS propose aux écoles et aux familles de participer au défi national des “10 jours sans écrans”.

Du 19 au 28 mai 2026, l’équipe CAAPS propose aux écoles et aux familles de participer au défi national des “10 jours sans écrans”.
Pendant cette période, il s’agit de faire une pause dans les usages numériques du quotidien pour expérimenter d’autres façons d’apprendre, de jouer, d’échanger et d’être ensemble.

Ce défi n’est ni une interdiction, ni un rejet du numérique. Il s’agit d’une expérience collective et temporaire, qui invite chacun à prendre du recul sur ses habitudes pour aller vers des usages plus conscients, choisis et équilibrés.

👨‍👩‍👧‍👦 Espace familles : vivre le défi ensemble

Participer aux “10 jours sans écrans” en famille, c’est accepter de relever un défi ensemble. Ce moment peut susciter des inquiétudes ou des résistances, mais il est surtout une occasion précieuse de partager du temps autrement.

Lorsque les écrans s’éteignent, d’autres espaces s’ouvrent : discussions, jeux, activités extérieures, lecture, créativité… L’ennui peut apparaître au début, mais il devient rapidement un moteur pour imaginer, inventer et se retrouver.

Le défi repose sur un principe essentiel : l’exemplarité des adultes. Les enfants s’engagent d’autant plus facilement que les parents participent eux aussi. C’est une démarche collective où chacun apprend à mieux comprendre ses propres réflexes numériques.

L’objectif n’est pas de supprimer les écrans durablement, mais de reprendre la main sur leur place dans la vie quotidienne, dans une ambiance sereine et bienveillante.

Pour accompagner cette expérience, quelques conseils simples peuvent faire toute la différence :

  • mettre en place une charte familiale : un contrat visible dans la maison (par exemple collé sur le réfrigérateur). On peut pour cela s’appuyer sur l’outil Faminum qui aide à choisir de nouvelles pratiques numériques, adaptées à sa famille
  • anticiper les moments de “vide” : prévoir des jeux, des livres, des activités extérieures pour les moments sensibles de la journée
  • cacher les tentations : ranger les écrans hors de vue et désactiver les notifications non essentielles
  • appliquer la règle des 3 “P” : être patients, présents et privilégier le plaisir

Pour remplacer les écrans, il est possible de proposer des activités simples et accessibles à tous :

  • dessiner
  • danser / chanter
  • se promener à pieds, à trottinette, à vélo
  • jouer à un sport (football, handball, basketball)
  • jouer à un jeu de société
  • lire un livre
  • cuisiner ensemble

Ces moments permettent de retrouver du plaisir partagé et de renforcer les liens familiaux.

Ce défi n’est pas une contrainte, mais une parenthèse pour ralentir et se retrouver. Il offre l’occasion de reprendre la main sur ses habitudes et de redonner toute leur place aux moments vécus ensemble, sans écran.

🏫 Espace enseignants et professionnels éducatifs : Une expérience d’hygiène numérique pour l’école

Le défi des “10 jours sans écrans” propose une démarche constructive : il ne s’agit pas de faire le procès du numérique, mais de prendre du recul sur nos pratiques.
Le message clé est clair : l’écran est un outil, pas une fin. Cette parenthèse permet de muscler les capacités d’attention directe et de manipulation réelle, afin de revenir ensuite à un usage du numérique plus réfléchi et moins systématique.

Cette expérimentation repose sur deux leviers complémentaires.

D’une part, elle permet de travailler l’équilibre attentionnel. Le cerveau alterne entre une attention focalisée, nécessaire aux apprentissages en profondeur, et une attention diffuse, davantage sollicitée par les environnements numériques. La pause proposée pendant ces 10 jours favorise le retour au travail de fond, à la persévérance et à la mémorisation à long terme, sans recours immédiat à une assistance numérique.

D’autre part, elle invite à une diversification pédagogique. L’objectif n’est pas de supprimer la technologie, mais de réinvestir d’autres canaux d’apprentissage, notamment le geste et la manipulation. Remplacer temporairement les supports numériques par des supports physiques (tracer, manipuler, construire) permet de mobiliser d’autres formes d’intelligence, liées à la motricité fine et à la perception spatiale.

Pour accompagner cette démarche, plusieurs ressources peuvent être mobilisées :

Afin de faciliter la mise en œuvre du défi, quelques pistes concrètes peuvent être proposées :

  • faire un inventaire des usages avec les élèves, en identifiant les apports du numérique et ce qu’il peut parfois “grignoter” (temps de sommeil, activité physique, concentration)
  • proposer des substitutions pédagogiques, en passant par exemple d’une application de géométrie à l’usage du compas et de la règle
  • valoriser le “faire”, en organisant en fin de défi une exposition des productions réalisées sans écran (dessins, maquettes, écrits…) organiser une gestion collective des sollicitations numériques, en définissant une fenêtre de déconnexion (pas de mails professionnels après 18h)

Participer à ce défi, c’est transformer la classe en un véritable laboratoire de réflexion sur nos automatismes. En mettant temporairement le numérique à distance, les enseignants peuvent réinterroger les fondamentaux pédagogiques : la manipulation, l’échange oral, la lecture longue.

À travers cette démarche, les élèves deviennent progressivement acteurs de leurs usages numériques, capables de ne plus subir les écrans, mais de les choisir en fonction de leur réelle valeur ajoutée.

Après le défi : vers un usage plus conscient des écrans

Les “10 jours sans écrans” sont avant tout une expérience à vivre, à l’école comme à la maison.
Ils permettent de prendre du recul, de redécouvrir des plaisirs simples et de questionner nos habitudes sans jugement.

À l’issue du défi, l’objectif n’est pas de faire “moins d’écrans” à tout prix, mais de faire autrement : choisir les usages, retrouver de l’attention, et redonner toute leur place aux interactions humaines.

Parce qu’apprendre, grandir et vivre ensemble passe aussi par des moments sans écran.

Mise à jour : mai 2026