samedi 24 juin 2017

A la une

Qu'est-ce qu'un gouvernement socialiste ? - Franck Fischbach

 

 

Le sous-titre de l'ouvrage, « Ce qui est vivant et ce qui est mort dans le socialisme », en donne la teneur essentielle.

Alors que la « gauche » semble avoir officiellement rompu avec le socialisme pour redevenir un avatar du libéralisme et qu’elle s’est, une bonne fois pour toutes, entièrement dissociée des classes populaires, l’hégémonie du bloc populiste-néolibéral semble inexpugnable. Seule la relance d’un programme socialiste à gauche de cette « gauche » libérale permettrait de la défaire, nous dit Franck Fischbach. Mais au préalable, il faut revenir aux hypothèses fondatrices du socialisme.

Par un retour aux propositions philosophiques à la base de la pensée socialiste, notamment celles formulées par Hegel, Marx, Durkheim et Dewey, Franck Fischbach esquisse dans cet ouvrage un socialisme conscient de la rationalité du social, un socialisme de coopération entre égaux dont la tradition n’a été épuisée ni par l’État social ni par le socialisme « réel », loin de là.  Les partis socialistes sont morts, vive le socialisme !

 

 

Aristote, une philosophie pour la vie - Anne Merker

 

 

 

Des sciences de la nature à la poétique en passant par l'éthique, la politique ou encore la logique et la rhétorique, il n'est presque pas de domaine qui ait échappé à Aristote. Mais si le Stagirite est connu pour avoir pratiqué la philosophie sous la forme d'une sectorisation des savoirs, sa pensée n'en présente pas moins une unité que l'on peut représenter au mieux sous l'emblème de la vie : non seulement la vie des animaux, qui a retenu en priorité l'attention d'Aristote, mais encore la vie sous toutes ses formes et dans toutes ses modalités, comme vie organique, éthique, politique, pensante, divine, voire métaphysique. Objet théorique, la vie n'est toutefois pas un objet comme les autres : penser la vie est lourd de conséquence pour la vie de celui qui pense. Unissant perspective théorique et perspective pratique, la philosophie d'Aristote est tout autant vie de la pensée que pensée de la vie.

 

 

Textes-clés de Philosophie de l'Architecture

Mickaël Labbé

Librairie Philosophique J. Vrin - 9 mai 2017

Bien que les relations entre la philosophie et l’architecture aient été anciennes et constantes, l’architecture semble être la forme d’art qui soit la plus mal-aimée et la plus méconnue des philosophes. En effet, en regard de la conception traditionnelle de l’art, elle présente une véritable difficulté pour la philosophie esthétique en raison de son caractère « hybride ». Elle est à la fois un art et une discipline technique et scientifique, elle se donne symbolique mais aussi fonctionnelle, expressive mais aussi utilitaire, rare et raffinée mais aussi partout présente dans le quotidien des hommes. Cette particularité, qui fait se tenir ensemble et de manière essentielle des déterminations habituellement tenues pour incompatibles, semble ainsi appeler une esthétique originale, irréductible à l’esthétique générale, voire exiger une « reconception » de la discipline esthétique à partir de ce qui se tient dans sa marge, l’architecture.
Le présent recueil s’inscrit dans une perspective résolument contemporaine et, tout en revenant sur certains enjeux historiques, il entend participer à la constitution et la construction d’une véritable philosophie de l’architecture.

 

 

Nuit de la Philosophie 2017

 

 

 

 

Conférence de Olivier Peterschmitt - GRAPhiS

Groupe de recherche d'Alsace en philosophie sociale

GRAPhiS —

Séminaire III — La fin de la contestation ?

Dixième séance


Le samedi 6 mai 2017, à partir de 14h30,

à l'auditorium du Collège doctoral européen

(campus universitaire, à proximité immédiate de l'arrêt « Observatoire » des trams C, E et F.)


Conférence de Olivier Peterschmitt :

L'alibi terroriste


Peut-on contester le sens impur des « mots de la tribu » ? S'agissant d'un mot désormais aussi courant que le mot de « terrorisme » l'entreprise peut s'avérer redoutable et politiquement très incorrecte. Il est des questions qu'il est presque indécent de poser. Or j'ai eu besoin de m'expliquer avec ce mot pour comprendre pourquoi tant de choses en moi résistent à son emploi.

Si je parle d'un alibi terroriste, c'est avec le soupçon que le mot de « terrorisme », lourd de sous-entendus, nous empêche de bien penser et contribue à nous égarer dans l'action. Tant que nous ne saurons pas de qui ni de quoi nous parlons, ni même si ce dont nous parlons existe, nous risquons de manquer le véritable ennemi et, plus gravement, de devenir notre propre ennemi.

Dans cette conférence je m'efforcerai de développer deux paradoxes qui me semblent devoir être formulés chaque fois qu'il est question de terrorisme.

Le premier paradoxe est qu'il n'y a pas de terrorisme tant qu'on est en présence d'un ennemi réel et non d'un ennemi absolu. De sorte que ce mot implique l'absolutisation de l'adversaire, sa diabolisation, et par conséquent l'acceptation de la vision du monde qu'on prétend pourtant combattre.

Le deuxième paradoxe découle logiquement du premier. Il consiste à dire qu'il n'y a pas de terrorisme tant qu'il n'y a pas de répression contre-terroriste de l'Etat. Loin que la répression étatique soit une réponse au terrorisme, elle est cela même qui, dans des conditions déterminées, réalise pleinement le terrorisme.

J'ai conscience du caractère scandaleux de ces paradoxes. Aussi me faudra-t-il multiplier les angles d'attaque pour en développer la preuve complète. Mais si on parvient à aller au bout de ces paradoxes et à en comprendre la justesse, il en résulte une vision beaucoup plus claire de la nature de l'adversaire qu'il s'agit d'affronter et des moyens efficaces et justes pour le combattre.


Cette réflexion s'inscrit dans le cycle du GRAPhiS consacré à la « la fin de la contestation ». Nous voyons s'installer une peur, au cœur même de nos démocraties, dont l'instrumentalisation peut conduire aux pires conséquences. Sachons contester ce qui se fait au nom de la « guerre contre le terrorisme » ou nous serons les complices de la terreur qui vient. Ou voudrions-nous ressembler à ces justiciers qui, pour éradiquer les possédés et les sorcières, n'ont pas hésité à faire flamber les bûchers de l'inquisition ?


Entrée libre — La conférence sera suivie d'une discussion.

 

 

 

Journée du PAF avec Catherine Larrère

Lycée Kléber / 2 mai 2017

 

 

 

Catherine Larrère abordera la question de l'écologie politique.

 

Plus d'informations seront données prochainement.

Qu'est-ce que faire de la philosophie aujourd'hui ?

 

 

 

Du 26 avril 2017 au 28 avril 2017

Maison interuniversitaire des sciences de l'Homme, Strasbourg

Organisation : Louis Anicet, Mariana Bardelli, Alix Bouffard, Roman Czapski, Timothée Haug, Laurent Maronneau, Jean Quétier, Sihem Riad, Andras Schuller & Elise Tourte


Programme

La rencontre sera structurée autour de trois journées thématiques contenant
chacune plusieurs ateliers, qui sont organisés de façon à laisser une large
place à la discussion entre les participant-e-s. Les ateliers d’une même
demi-journée ayant lieu simultanément, les participant-e-s seront ensuite
invité-e-s à se rassembler pour une séance plénière qui permettra de
prolonger ensemble les discussions entamées dans les ateliers. Chaque
séance plénière commencera ainsi par un court exposé du fruit des échanges
ayant eu lieu dans les ateliers.

Afin d’initier une réelle convergence nationale des doctorant-e-s en
philosophie et de faciliter l’organisation de telles rencontres pour les
années à venir, nous avons créé une liste de diffusion. Même si vous ne
pouvez pas venir, n’hésitez pas à vous inscrire ! Cette liste servira dans
un premier temps à faire parvenir un compte-rendu de la rencontre, mais
pourra également servir à relayer des initiatives doctorantes en
philosophie dans toute la France. Pour vous inscrire, il suffit de cliquer
sur le lien suivant : https://framalistes.org/sympa/subscribe/reseau-national-docphilo


Pour toute question ou demande d’aide à l’organisation de votre séjour,
vous pouvez nous contacter à l’adresse rencontrenationaledocphil(at)gmail.com

L’événement possède également une page facebook

La rencontre se déroulera à la M.I.S.H.A. (Maison Interuniversitaire des
Sciences de l'Homme – Alsace), au 5 Allée du Général Rouvillois, 67083
Strasbourg. Les ateliers auront lieu dans les salles "Afrique" et
"Océanie"*, les séances plénières se tiendront dans la Salle de Conférence
de la M.I.S.H.A.

La rencontre est soutenue par l’École doctorale des Humanités de Strasbourg
(ED520) ainsi que par le Centre en recherche de philosophie allemande et
contemporaine (EA2326) de la Faculté de philosophie de Strasbourg.

 

 

 

Conférence de Arnaud Tomes - GRAPhiS

Groupe de recherche d'Alsace en philosophie sociale

GRAPhiS —


Séminaire III — La fin de la contestation ?

Neuvième séance


Le samedi 29 avril 2017, à partir de 14h30,

à l'auditorium du Collège doctoral européen

(campus universitaire, à proximité immédiate de l'arrêt « Observatoire » des trams C, E et F.)


Conférence de Arnaud Tomès


Privatisation et contestation :

la critique de l'apathie politique des masses chez Castoriadis


Si l’on excepte les poussées de fièvre du vote protestataire – symptômes d’une pathologie de notre vie politique plus que recherche de voies pour créer de nouvelles normes démocratiques –, il semblerait bien que nous soyons entrés depuis quelques décennies dans une époque de fin de la contestation. Nul ne songerait à renverser le système existant pour lui substituer un système plus juste ou plus équitable. Les forces politiques et syndicales qui contestaient autrefois le monde capitaliste paraissent avoir accepté de n’être plus que des groupes corporatistes, défendant les intérêts de leurs adhérents, sans considération pour la forme globale de la société. Les masses se complaisent dans leur apathie, pour peu qu’on achète leur obéissance avec des marchandises : elle se retirent alors dans leur sphère privée, sphère de la consommation, laissant le champ de la politique aux experts. Tel est le phénomène que Castoriadis appelle privatisation dès les articles qu’il publie dans la revue Socialisme ou barbarie, dans les années soixante, et qu’il ne cessera de considérer comme le propre de notre société bureaucratique, après la parenthèse de mai 68. Peut-on aujourd’hui confirmer ce diagnostic ? Serions-nous définitivement entrés dans une époque de conformisme généralisé ? Ou bien ce phénomène de privatisation ne dissimule-t-il pas un malaise social plus profond, voire des potentialités d’émancipation ?


Entrée libre — La conférence sera suivie d'une discussion.

références

Contacts

M. Yann-Hervé Martin,

IA-IPR de philosophie.

yann-martin(at)ac-nancy-metz.fr

06.59.67.77.96

 

Mme. Astrid Damier,

professeur de philosophie,

IAN pour la philosophie.

astrid.damier(at)ac-strasbourg.fr