mercredi 12 août 2020

A l'école du développement durable 2019/2020

Éducation au développement durable - 1 juillet 2020

Publié dans : Éducation artistique et culturelle, Arts visuels, photographie, design, Éducation au développement durable

Zoom sur le projet « Homo Plasticus » mené par le collège Robert Schuman à Saint-Amarin (68).

"Homo plasticus", le projet AEDD proposé au collège Robert Schuman à Saint-Amarin (68)

 

Enseignant porteur du projet : Jérôme Assalit

Partenariat :  DREAL et Société Générale

Elèves impliqués : plus de 400

 

Axé autour d’un matériau fabriqué par l’Homme, le plastique, ce projet proposé par Jérôme Assalit, professeur d'histoire-géographie et référent por le développement durable, a démarré par une enquête sur les habitudes de consommation des collégiens, notamment sur l’utilisation de bouteilles en plastique, sur sa place dans les poubelles.

Prendre conscience du plastique qui nous entoure en le traquant partout...jusque dans les cartables !

 

Le plastique est présent partout et les élèves du CVC ont eu pour mission de lister tout le matériel scolaire contenant du plastique avant de proposer des pistes pour tenter de réduire sa présence, notamment en réfléchissant sur d'autres matériaux utilisables comme le cuir, le bois ou encore le métal.

Diverses activités ont été menées en parallèle, telles que des recherches (qui ont permis d’appréhender la présence du plastique dans les océans), des interviews (pour connaître la politique de tri menée au sein de la commune) ou encore des découvertes (artistes plasticiens, visite de déchetterie).

 

Des actions concrètes pour modifier les habitudes de consommation, inciter au tri sélectif...

 

Plusieurs opérations concrètes ont été menées au collège : certaines ont eu vocation à favoriser le recyclage du plastique, d'autres ont permis d'appréhender des problèmes de santé publique, d'autres encore ont eu pour objectif de sensibiliser le grand public...

 

Réaliser une oeuvre collective dont la taille fait écho à l'ampleur du défi à surmonter

 

Reproduire un tableau mondialement connu à partir de déchets plastiques, d'une taille réelle de 735 cm sur 520 cm, et la faire réaliser par 457 élèves du collège : tel est le défi relevé, sous la direction de Madame Fimbel, professeur d'arts plastiques. Les 900 morceaux ont été assemblés pendant un week-end par des volontaires déconfinés.

 

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore deviné de quelle oeuvre originale il s'agit, nous vous proposons de la découvrir en vidéo :

 

 

"5000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, 10 millions par minute, de quoi faire le tour de la terre 7 fois en une heure. Ajoutons le million de bouteilles en plastique vendues par minute dans le monde, le milliard de pailles jetées chaque jour… les masques chirurgicaux qui coulent au fond des océans depuis la pandémie. Le plasticide est en route , dévorant la planète et ses fonds marins. Dans notre collège du Haut-Rhin, au cœur de la montagne vosgienne, à 900 kilomètres de l’océan, le problème pourrait paraître bien lointain, presque inaudible. Mais ce bout de plastique jeté dans notre ruisseau, le Vogelbach, flottant de rivière en fleuve de la Thur, à l’Ill en terminant par le Rhin va immanquablement se retrouver dans un océan et nous connecter à cette catastrophe mondiale. Nous avons imaginé un projet où l’homme baptisé Homo Plasticus, après avoir détruit la planète avec le plastique n’a pas d’autre alternative que de réinventer une nouvelle société à partir du seul matériau qui lui reste, le plastique. Au cœur des océans, dans ces gyres océaniques où le plastique s’accumule, Homo Plasticus est à la dérive à l’image de ce radeau abandonné le 2 juillet 1816, sur le banc d’Arguin, au large de la Mauritanie, dans l’océan Atlantique. De ce drame, naît le tableau magistral de Géricault, sept mètres sur cinq, peint en 1819, image macabre et tragique d’une humanité à la dérive. Ironie du sort, le bitume utilisé comme pigment par Géricault pour assombrir les tons menace depuis de dévorer toutes les couleurs, condamnant ainsi le tableau. Le plastique né du pétrole menace, aujourd’hui, à son tour, notre humanité."

 

Pour en savoir plus et découvrir en image la chronologie de ce projet, vous pouvez consulter le blog du collège ICI