mardi 20 octobre 2020

Outils de classe

Le mur de mots : un outil central dans la démarche d’enseignement lexical
 

Qu’est-ce qu’un mur de mots ?

Ensemble ou groupe de mots affiché sur un mur et visible (étiquettes-mots géantes), pouvant être accessible aux élèves.

Différence essentielle avec un simple affichage de classe : le mur de mots est exploité au quotidien, par des jeux ou des séances de lecture-écriture programmés.

Les 5 mots découverts par le défivoc@b lors de la première semaine de chaque période peuvent constituer les premiers mots du mur. Ces mots se complèteront au fil des semaines, autour de la thématique proposée, grâce aux différentes séances lexicales menées.

Quelques caractéristiques du mur de mots à considérer :

Le Mur de mots doit être attractif : varier les couleurs, les polices, ajouter des photos etc. Les élèves doivent avoir envie de le regarder, de se l’approprier (cela peut être un métier d’élève d’organiser le mur et d’ajouter les mots, mais aussi de jouer avec).

Nombre de mots : ajout de 5 à 10 mots par semaine / maximum 50 pour l’étude d’un champ lexical en cycle 3.

Renouveler le mur de mots tous les mois, ou au moins un par période.

Différents types de murs de mots : classement possible par ordre alphabétique / possibilité de mettre des couleurs correspondantes aux classes grammaticales / mur de mots outils ou mur de mots correspondant à un champ lexical.

Nécessité de programmer dans ses préparations comment le mur de mots va être exploité au quotidien, afin de le faire vivre.

Cahier ou classeur de mots des élèves : une partie correspond au mur de mots en petit format (pour renforcer la structuration et la mémorisation des mots).

Le Dictionnaire de Classe

Le dictionnaire de classe : un outil collectif conçu par les élèves       

                                       

Quels objectifs viser ?

-permettre aux élèves de développer des stratégies lexicales pour comprendre un mot inconnu, complexe, en lui permettant d’anticiper sa définition.

-s’approprier l’outil (papier ou numérique) du dictionnaire de classe, en comprenant mieux son intérêt.

Quelle démarche en classe ?

1. En collectif : rencontre d’un mot inconnu. Noter le contexte de rencontre (domaine disciplinaire, phrase de contexte)

2. Imaginer sa définition (propositions orales ou écrites des élèves quant au sens de ce mot, en collectif ou en groupe)

3. Recherche dans le dictionnaire (métier d’élèves, lors d’un atelier…) et comparaison des définitions. Une définition “élève” est retenue ; celle du dictionnaire apparaît dessous, comme validation (cf fiche-exemple sur le mot clepsydre).

4. Constitution de la page du dictionnaire de classe par un groupe d’élèves (cf plusieurs exemples de formes de pages).

D’après Claire Doquet-Lacoste (dans “Les apprentissages lexicaux”, Septentrion), on part ainsi “du contexte dans lequel le mot a été rencontré, ce qui a pour effet de réactiver la mémoire collective de la classe et d’ancrer le travail autour du dictionnaire dans des pratiques discursives authentiques.”

La cahier de Vocabulaire

Pour structurer cette démarche lexicale, un cahier de vocabulaire dédié à son enseignement peut être créé pour chaque élève.

Proposition de sommaire pour ce cahier individuel de vocabulaire :

  1. Les champs de mots :  champs lexicaux divers étudiés, en fonction du défi vocabulaire, mais aussi des projets de classe.

  2. La fabrique de mots : partie sur la formation des mots, les familles et le sens de certains préfixes intéressants.

  3. Les mots complexes : mots complexes définis, comme dans un dictionnaire ou en lien avec le dictionnaire de classe collectif.

  4. Les mots rigolos : partie libre de l’élève, pour garder la notion de plaisir évoquée dans les programmes. Mots tordus, mots-valises à la manière de Claude Ponti, expressions imagées, mots latins etc.