mardi 17 septembre 2019

Mise en œuvre des robots BlueBot à l’école maternelle des Prés (Molsheim)

Déroulement du projet

 

Phases

Activités

Nombre de séances / temps

Organisation de la classe

1-  Découverte du robot BlueBot

Séances de langage, émission d’hypothèses, test libre des possibilités du robot.

Verbalisation des actions

2 X 30 minutes

Collectif

2- Appréhender avec son corps le déplacement du robot

Jouer au robot en salle de motricité sur un quadrillage

Se déplacer comme le robot

Donner des ordres à un camarade

2/3 X 30 minutes

½ Classe

3- Déplacer le robot pas à pas

Utiliser les touches du robot pour se déplacer sur un quadrillage pas à pas. Commencer à anticiper des déplacements.

2 X 3

Petits groupes

4- Coder un déplacement

Anticiper un trajet, le coder, le vérifier.

2

Petits groupes

5- Programmer un déplacement complet

Anticiper le trajet, coder la séquence à l’aide de la barre de programmation, la vérifier.

2

Petits groupes

6- Programmer le  déplacement à distance

Utiliser l’application BlueBot  sur la tablette pour coder un trajet et vérifier le programme.

2

Individuel

7- Défi

Créer un défi à faire réaliser par les camarades (coder une situation sur un plan : départ, arrivée, obstacles, point de passage obligé, …)

Optimiser un déplacement

2

Petits groupes

Programmation du robot et motricité de l’enfant

L’équipe avait comme objectif de proposer aux élèves de vivre les déplacements du robot en prélude à la manipulation de BlueBot. Cette phase devait permettre de conscientiser les déplacements, de verbaliser les actions du robot et d’entrer dans le codage via le passage à l’écrit. Pour ce faire plusieurs séances en salle de motricité sur un quadrillage de moquette étaient programmées.

Or, ces séances n’ont pas remplie complètement leur mission. Le travail réalisé sur le quadrillage était nécessaire afin d’appréhender la latéralisation, le sens de déplacement, le vocabulaire inhérent au pilotage du robot.

 

La principale difficulté a été l’orientation de l’élève et le codage du déplacement. En effet, symboliser le codage est délicat, l’usage des flèches n’est pas forcément porteur de sens pour les élèves de maternelle. De plus, chaque action (y compris celle de faire un quart de tour vers la droite ou la gauche) est un pas de programme. Pour aller sur la case qui se situe à ma droite, je dois tourner puis avancer (donc 2 actions !) : la décomposition du mouvement en 2 actions successives n’est pas évident pour les élèves. Enfin, anticiper un déplacement (un élève donne les consignes de déplacement à un camarade) pose des soucis en terme d’orientation du donneur d’ordre par rapport à l’exécutant d’une part et d’exécution correcte de la consigne par l’enfant qui se déplace sur le quadrillage.

 

Le travail mené en salle de motricité semble tout à fait nécessaire afin d’atteindre pleinement les objectifs poursuivis. Néanmoins, cette phase devrait se dérouler après plusieurs séances de manipulation du robot permettant ainsi de le découvrir, d’identifier ses possibilités de déplacement et de mettre en exergue la nécessaire décentration de celui qui programme par rapport au robot.

Des élèves en situation de chercheur

La présence active de l’étudiante de l’INSA a permis aux enseignantes de ne pas se placer en spécialistes aux yeux des enfants mais bien comme des chercheuses au même titre que les élèves. Ce fonctionnement facilite les comportements de chercheur des élèves.  Ils mènent une réelle démarche expérimentale pour résoudre une situation problème : ils proposent des hypothèses, testent, argumentent et corrigent le cas échéant. Les petits comme les plus grands mettent en oeuvre ce mécanisme même si la phase d’argumentation n’est pas présente chez les plus jeunes. Ils travaillent par essai-erreur mais coopèrent volontiers pour atteindre un but (amener BlueBot à un endroit défini). Le robot permet de vérifier les hypothèses des élèves : c’est lui le « juge de paix » et non pas l’enseignant qui valide ou invalide une proposition.

 

Les petits et les moyens initiés à la programmation de BlueBot vont pouvoir prendre le rôle de tuteur en 2017-2018 afin de transmettre, à leur tour, les savoirs qu’ils ont acquis au cours de l’année précédente. Ils pourront alors aller plus loin notamment vers de l’optimisation de déplacement voire même l’utilisation de boucles pour simplifier leurs programmes.

 

Outre l’aspect motivationnel fort induit par la présence de BlueBot d’une part et de l’univers de la robotique développé tout au long du projet pédagogique par les enseignantes et notre partenaire de l’INSA d’autre part, le projet développé cette année a permis aux enseignantes d’entrer dans le codage avec des élèves de maternelle. Ce dernier aspect est souvent source d’inquiétude. Or, les collègues se sont aperçues qu’elle pratiquaient déjà des activités de codage ce qui dédramatise la situation.

 

Pour conclure, ce dispositif expérimental est adaptable dans une classe de maternelle. En effet, les activités qui ont été menées par différents intervenants peuvent être conduites par un enseignant dans sa classe par le biais d’un coin sciences ou d’ateliers de sciences décloisonnés comme cela a pu se faire le mercredi matin avec l’aide de parents.

Informations techniques

Utilité de la fonction bluetooth 

 

  • Programmer le robot à partir d’une (ou plusieurs) barre de programmation et transmettre le programme par bluetooth
  • Utiliser une application gratuite dédiée sur tablette (Android et iOS) qui reproduit des quadrillages, permet de simuler les déplacements du robot et de transmettre un programme au robot. Une démonstration ICI

 

Tarifs 

 

  • Robot Bluebot 105 € HT environ
  • Tapis 35€ HT environ
  • Barre de programmation 120 € HT environ  
  • 6 Blue bot avec station de rechargement  630 € HT Environ

Nous remercions Céline Maurice (directrice), Valérie Vautrin (enseignante), Arnaud Grandadam (enseignant référent aux usages du numérique, Coralie Charton et Raphaël Sager (conseillers pédagogiques), Justine Benard (étudiante à l'INSA)