Sciences de la vie et de la Terre

Contribution des IA-IPR de SVT au projet "Tous en mouvement"

 

Points du programme ou missions éducatives (à décliner éventuellement par niveau) :

On ne s’intéressera ci-après qu’aux SVT même si les thèmes de convergences, notamment celui intitulé « Santé », apportent des entrées pour une approche pluridisciplinaire de l’alimentation, de l’activité physique, de l’entretien de soi...

On rappelle également que « l’éducation à la santé […] nécessite un enseignement approfondi en insistant sur l’aspect positif (être en forme, bien dans son corps, bien dans sa tête) plutôt que sur les aspects négatifs (peur des maladies) tout en présentant des risques liés aux comportements potentiellement nocifs. La santé est en effet définie par l'Organisation Mondiale de la santé comme un état de bien-être physique, mental et social. Elle n'est pas seulement l'absence de maladie ou d'infirmité ».

Les programmes de SVT sont conçus de façon à donner aux élèves les bases scientifiques pour la compréhension de divers phénomènes de santé et pour une prise de conscience des risques. Certains sujets abordés sont directement en rapport avec l’éducation à la santé. Ils s’appuient sur des exemples qui permettent de développer une analyse critique reliant avec objectivité comportements et conséquences supposées.

Certains contenus des programmes (qui sont en rapport plus ou moins directs avec ces thèmes) sont rappelés dans les parties suivantes tout comme quelques pistes qui sont proposées à la réflexion du lecteur mais sans recherche d’exhaustivité :

Classe de sixième

« Origine de la matière des êtres vivants »

Connaissances : « Tous les organismes vivants sont des producteurs. Tout organisme vivant produit sa propre matière à partir de celle qu’il prélève dans le milieu. »

Capacités : « Exploiter des résultats de croissance d’un être vivant en fonction des ressources du milieu de vie ».


Pistes : Si l’exemple de l’Homme n’est pas inscrit au programme, rien n’empêche une comparaison des croissances de différents animaux sauvages, domestiques (bien souvent en surpoids) et d’élevage (ce qui permet d’amorcer l’étude du second point ci-dessous). Pour éviter de multiplier les exemples et pour gagner du temps, une approche différenciée  est envisageable. Chaque groupe d’élèves peut traiter un exemple avant une  mise en commun qui permet de lier besoins nutritifs/quantités consommées/croissance/santé (longévité) chez les animaux.

 

 

« Des pratiques au service de l’alimentation humaine»

Connaissances : « Des améliorations quantitatives […] de la production sont obtenues en agissant sur […] les apports nutritifs. » Possibilité de gagner du temps,  si on choisit le cas d’un élevage (animal dont la croissance a déjà été étudiée, cf ci-dessus).

Commentaires : « Sont exclus l’inventaire exhaustif et l’étude expérimentale des besoins alimentaires de l’Homme, […] ainsi que l’approche diététique des besoins alimentaires ».


Pistes : le choix de l’exemple de culture ou d’élevage ou celui de transformation biologique, devrait permettre la sensibilisation des élèves aux besoins alimentaires de l’Homme.

 

Dès la sixième, les SVT sont donc à même de participer à l’éducation nutritionnelle des élèves qui sera davantage traitée en classe de cinquième.

 

Classe de cinquième

Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie

 

Connaissances : « La digestion des aliments et le devenir des nutriments. Les organes utilisent en permanence des nutriments qui proviennent de la digestion des aliments. Des apports énergétiques supérieurs ou inférieurs aux besoins de l’organisme favorisent certaines maladies ».

Capacités : « Observer, recenser et organiser des informations afin de relier le déséquilibre entre apports et dépenses énergétiques à l’apparition de certaines maladies ».


Pistes :

A partir des aliments disponibles lors d’un même repas au restaurant scolaire, on pourra, par exemple, faire évaluer les apports énergétiques des différents menus qui peuvent être composés.

Pour les dépenses énergétiques, l’activité physique ne doit pas être négligée mais elle est à relativiser en proposant, par exemple de comparer l’apport d’une barre chocolatée et/ou d’une boisson sucrée et la dépense énergétique des activités physiques habituellement pratiquées par les adolescents.

Il conviendra de toujours favoriser l’utilisation d’exemples concrets, proche de la vie quotidienne des élèves.


Commentaires : « Aucune étude exhaustive et détaillée des différentes maladies liées à l’alimentation n’est attendue » mais il sera ainsi possible de sensibiliser les élèves aux conséquences nocives de certains comportements tels que consommations excessives d’aliments énergétiques, grignotage, etc.

 

Connaissances : « Le rôle de la circulation sanguine dans l’organisme.

Le bon fonctionnement du système cardiovasculaire est favorisé par l'activité physique ; une alimentation trop riche, […] est à l'origine de maladies cardio-vasculaires ».

Capacités : « Observer, recenser et organiser des informations afin de relier un type d’accident cardio-vasculaire à des facteurs de risques ».

Commentaires : « Une étude exhaustive et détaillée des différentes maladies n’est pas attendue ». En revanche, il s’agit de développer l’esprit critique des élèves vis-à-vis de comportements à risques comme sédentarité, grignotage, …


Pistes : des recherches personnelles peuvent être envisagées autour de plusieurs exemples laissés au choix des élèves.

 

Classe de quatrième

« La transmission de la vie chez l’Homme »

Connaissances : « Des échanges entre l'organisme maternel et le foetus permettant d’assurer ses besoins sont réalisés au niveau du placenta ».


Pistes : Il est possible de faire le lien avec l’étude réalisée en classe de sixième : besoins nutritifs/quantités consommées/croissance/ santé dans le cas de la mère et de l’enfant, tout comme avec le programme de cinquième, aussi bien pour la digestion que la circulation du sang.

Il est possible aussi de mettre en parallèle les croyances populaires : « Pendant la grossesse, la future mère doit manger pour deux » et la réalité scientifique.

 

« Relations au sein de l’organisme »

Connaissances : «Le fonctionnement du système nerveux peut être perturbé dans certaines situations et par la consommation de certaines substances. »

Capacités : « Recenser et organiser des informations pour relier la consommation de certaines substances à des perturbations du fonctionnement du système nerveux. »


Pistes : la perturbation peut être envisagée au niveau de la prise alimentaire et de sa régulation, sensation de satiété…

 

Classe de troisième

« Diversité et unité des êtres humains »

Connaissances : « Les facteurs environnementaux peuvent modifier certains caractères. Ces modifications ne sont pas héréditaires ».

Capacités : « Observer, recenser et organiser des informations afin de mettre en évidence des variations liées à l’environnement ».


Pistes : l’exemple du surpoids ou de l’anorexie peut être choisi pour illustrer cet aspect mais cette approche peut être stigmatisante. Un objectif similaire peut être atteint en proposant la comparaison des silhouettes d’un sportif (nageur, coureur de marathon…) en opposition à celle d’un sédentaire de même masse. En fonction des interventions des élèves, il serait, peut-être, même possible d’aborder les dérives alimentaires des adeptes du culturisme (bodybuilding = « construction du corps », en anglais) …

 

« Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement »

Connaissances : « Certains comportements (manque d’activité physique ; excès de graisses, de sucre et de sel dans l’alimentation) peuvent favoriser l’obésité et l’apparition de maladies nutritionnelles (maladies cardiovasculaires, cancers) ».

Capacités : « Observer, recenser et organiser des informations pour relier des excès alimentaires à des maladies (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires…) »


« Il s’agit, non d’enseigner des choix à travers un discours moralisateur et catastrophiste, mais d’éduquer au choix à travers des activités concrètes ».


Pistes : il convient d’éviter de donner mauvaise conscience, une attitude positive qui prône l’équilibre alimentaire avec des compensations (d’un repas à l’autre ou au travers d’une activité physique suffisante) semble plus porteuse. L’alimentation doit rester une source de plaisir.

 

Compétences (connaissances, capacités, attitudes) visées pour les élèves :
  • avoir des connaissances pour prendre en charge de manière active son alimentation et gérer de manière raisonnée son activité physique
  • savoir qu’entretenir son corps (alimentation équilibrée et exercice physique régulier mais mesuré) demande un effort mais augmente les chances de rester en bonne santé
  • argumenter pour défendre son avis personnel sur des questions de société
  • développer son esprit critique face aux diktats de la mode, aux slogans publicitaires et aux régimes « miracle »
  • savoir prendre ses responsabilités en matière de santé vis-à-vis de soi-même mais aussi de la collectivité
  • prendre conscience des différences tout en respectant chacun (rapport entre taille et poids permettant de favoriser un maintien en bonne santé assez large)

 

Projets transversaux dans lesquels la discipline peut s’impliquer :
  • Implication dans les thèmes de convergences liés à la santé.
  • Projet envisageable en collaboration avec chaque des disciplines enseignées au collège ainsi qu’en partenariat avec le CDI et les personnels de santé.