mercredi 2 décembre 2020

Algues vertes

La pollution : comment remédier aux limites du marché ?

Notion à découvrir

Indications complémentaires

Effet externe - incitation

En prenant appui sur l’exemple de la pollution, on montrera que le fonctionnement du marché ne conduit pas nécessairement les producteurs à prendre en compte les coûts sociaux. On présentera les politiques incitatives (taxes, subventions) ou contraignantes (normes) que la puissance publique est conduite à mettre en place pour pallier cette défaillance du marché.


Visionnez le document en ligne «algues vertes, le réveil paysan » de Benjamin Lucas. http://www.universcience-vod.fr/media/1017/algues-vertes--le-reveil-paysan.html Relevez les coûts économiques et sociaux (externalités négatives) générés par le déversement des algues vertes, sur certaines plages de Bretagne :

Pour les riverains ou les visiteurs


Gaz toxiques, produits par les algues en décomposition, pouvant entrainer la mort des animaux (chien, cheval…)

Odeurs pestilentielles.

Plages impropre aux loisirs

Pour les municipalités


Ramassage de 20000 Tonnes d’algues par an (sur la plage présentée), soit 70 000 m3 pour un coût de 500 000 €, à la charge de la commune.


Qui est responsable de la pollution par les algues vertes ?

Les vaches et les cochons

Vrai / Faux

Faux ! Les déjections animales contiennent des nitrates, qui contaminent les sols et l’eau des rivières. Mais ce sont les activités humaines qui concentrent les élevages sur un espace réduit qui sont à l’origine des nuisances.

Les agriculteurs


Vrai / Faux

Faux ! Les agriculteurs mettent en cause les pratiques d’autrefois (celles des agriculteurs des trente dernières années).

Les pouvoirs publics


Vrai / Faux

Faux ! Les pouvoirs publics ne sont pas à l’origine de la présence de nitrates, mais pourraient être tenus responsables des conséquences de la pollution (eau impropre à la consommation, intoxication causée par les algues…

Conclusion ? Quelles sont les mesures prises pour lutter contre cette pollution ?

Interdiction de l’élevage intensif ;



Interdiction de l’utilisation de nitrates dans l’agriculture

Oui / Non

Non. La Bretagne concentre environ un quart de la production animale française et de nouveaux permis d’exploitation sont délivrés tous les ans !

Les agriculteurs considèrent que les nitrates sont un engrais indispensable pour la production végétale

Instauration de taxes, d’amendes

Oui / Non

Non. Les agriculteurs mettent en avant des contraintes économiques pour leur activité : Matériel à payer, rentabilité…

Réglementation plus stricte

Oui / Non

Oui. Les éleveurs doivent disposer de fosses de stockage pour les lisiers.

Les épandages de nitrates sont interdits de septembre à février.

Incitations pour les agriculteurs

Oui / Non

Oui. Dans le cadre des mesures agro-environnementales : couvert végétal des terres en hiver pour éviter le ruissellement ; limitation de la quantité d’engrais utilisé, conformément aux principes de l’agriculture raisonnée.



Pour répondre consultez les liens suivants :

  • Agriculture raisonnée

http://agriculture.gouv.fr/agriculture-raisonnee
Quelle est la différence d’objectif entre l’agriculture « bio » et l’agriculture « raisonnée » ?

Agriculture bio

Elle laisse les sols intacts de toute pollution

Agriculture raisonnée

Elle utilise le moins d’engrais, de produits phytosanitaires possible tout en maintenant un niveau de productivité élevé.


Sachant que la teneur en nitrates de l’eau des rivières est de 35 mg/litre (pour un maximum autorisé de 5 mg/l) et que ce taux diminue de 20 % tous les dix ans, combien de temps faudrait-il à ce rythme pour retrouver un taux de nitrate inférieur à 5 mg/l ?


Taux de nitrates en début de période

Taux en fin de période

1ère decennie

35 mg/litre

35 x 0.8 = 28

2ième décennie

28


Etc.



Réponse : Il faudrait environ 90 ans pour atteindre une teneur en nitrates inférieure à 5 mg/litre!
Les mesures prises pour lutter contre la pollution dans cet exemple vous semblent-elles suffisantes ? Justifiez.