vendredi 6 décembre 2019

A lire, à voir, à faire

Présentation de l'ouvrage de Mickaêl Labbé le 23 octobre à 19h Librairie Quai des Brumes

Pourquoi avons-nous cette étrange impression que la ville ne nous appartient pas ? De n’être que de passage alors même que nous y résidons ? Quel est ce malaise que nous ressentons à la vue d’un banc «design» segmenté en places individuelles, de pics au rebord d’une vitrine, de grillages et de caméras tous azimuts ? Ce sont autant de symptômes de suspicion et de mépris de la ville à notre égard, autant de sensations de dépossession. Loin d’être une chose inerte, l’espace urbain formé par les urbanistes et architectes est politique, vivant et signifiant. Il envoie des signaux de reconnaissance et de mépris à destination de ceux qui y vivent. C’est pourquoi il est plus que temps d’apprendre à décrypter le langage urbain pour pouvoir reprendre place en son sein et exiger de ceux qui la fabriquent, architectes et politiques en tête, qu’ils prennent en compte sa destination véritable : servir ses habitants.

Parution Franck Fischbach, Après la production

Adorno avait mis au jour « la faculté qu’a la production de s’oublier elle-même », tout en étant « le principe d’expansion insatiable et destructeur de la société d’échange ». Il y aurait ainsi quelque chose comme une ruse de la production qui consisterait à se dissimuler derrière le travail et à entretenir la confusion entre elle-même et le travail. La théorie critique est victime de cette ruse quand elle aboutit à une « critique du travail » qui prend la place d’une critique de la production, c’est-à-dire d’une critique de ce que le capital fait au procès de travail quand il s’en saisit pour le rendre productif.
La critique de la production que l’on propose ici – à partir d’une relecture de Marx, Heidegger et de la Théorie critique – entend montrer que le devenir productif des activités de travail sous le capital détruit la relation métabolique entre systèmes naturels et systèmes sociaux assurée normalement par le procès de travail. Cette rupture explique que l’épuisement des forces naturelles de la terre et celui des forces humaines de travail soient simultanés sous le capitalisme et qu’ils ne puissent être interrompus sans que la logique productive du capital le soit également.

Jean-Clet Martin, Ridley Scott

Alexis Anne-Braun L'approximation des choses

Michaël Labbé, Philosophie de l'architecture

Christian Ferrié, Théorie critique du réformisme conservateur

Djihadisme: le retour du sacrifice

Le commerce et la paix

Annales de la Faculté de droit de Strasbourg, nouvelle série n°10/2017

Sous la direction de Guillaume Barrera, Peggy Ducoulombier, Éric Maulin

ISBN : 978-2-86820-977-1 Format : 16,5 x 24 cm / 210 p. Prix public : 21 euros TTC En vente en librairie ou en commande en ligne L’association du commerce et de la paix est un lieu commun de la pensée libérale, mais peut-on encore y croire ? Le développement du commerce a peut-être renforcé la paix entre ceux qui pouvaient s’y adonner mais il n’a cessé de maintenir, à la périphérie de l’histoire, des exclus de la croissance qui réclament aujourd’hui leur part.On pourrait avoir le sentiment qu’après le temps de l’espoir et de l’optimisme est venu celui des désillusions. Mais cette lecture serait bien superficielle.L’un des apports importants des contributions de ce volume est de montrer que dès l’origine, chez Montesquieu ou Adam Smith, on observe un certain doute quant aux effets du commerce, qui contribue sans doute à la paix, mais parfois aussi à la guerre, qui élève la civilisation, mais parfois abaisse moralement les individus qui s’y adonnent ou sont victimes de la nouvelle organisation du travail.Et cette ambivalence n’a jamais cessé de travailler ce couple finalement assez mal assorti, les arrière-pensées, les calculs mercantilistes n’étant jamais très éloignés des espoirs libre-échangistes.

Pour l'autonomie: la pensée politique de Castoriadis

Philippe Caumiere, Arnaud Tomès

L'échappee, 2017

Venu du marxisme, dont il a constaté très tôt les impasses, Cornelius Castoriadis a voulu réinventer la révolution. Selon lui, la modernité voit s’affronter deux projets de société : celui d’une maîtrise rationnelle du réel et celui d’une autonomie de toutes et de tous. Le premier a donné des résultats désastreux en engendrant le règne de la technique et de l’économie. Le second reste encore à construire pour qu’advienne une société vraiment démocratique dans laquelle le peuple se gouverne lui-même, se passant de toute classe dirigeante.
Castoriadis a mis en lumière les origines de ce projet d’autonomie qui remontent à la Grèce antique. Il en a analysé les expressions modernes, de la révolution russe de 1917 aux révoltes des années 1960. Mais surtout, il en a examiné les conditions pour que se développe une politique émancipatrice aujourd’hui : auto-organisation des luttes, pratique de l’égalité et sens des limites.
Ce projet d’autonomie n’est pas un programme clés en main. Il est un imaginaire autant qu’une expérience. Il est un horizon, celui d’une société consciente du fait que le pouvoir est l’affaire de tous. C’est cette réflexion multiforme et souvent complexe que présente et questionne ce livre qui offre pour la première fois une synthèse claire, accessible et percutante de la pensée politique de Castoriadis

Ce texte est hébergé dans la collection Versus des indispensables éditions L'Echappée.

la philosophie hors ses murs

http://philohorssesmurs.fr/#

 

Cathédrale de Strasbourg, Parlement européeen, Fondation de l'Œuvre Notre-Dame, Passerelle Mimram, etc. Dans ces lieux parfois insolites, l'association "La philosophie hors ses murs" est allée à la rencontre, en mars 2019, d'un public curieux, varié et enthousiaste. Toujours dans le même esprit d'ouverture, l'association propose, pour l'année prochaine, la seconde édition de son Prix de l'essai philosophique. S'adressant à tous, sans distinction, ce concours offre la possibilité de rédiger un texte libre et argumentatif en réponse à une question philosophique. Le sujet retenu pour cette session sera :

 

          Notre souci du bien-être nous rend-il malheureux ?

 

N'excédant pas 20000 caractères, personnel et suffisamment rigoureux, l'essai devra être envoyé, avec les coordonnées précises de l'auteur (adresse, téléphone, statut), à l'adresse  prixphilohorssesmurs(at)hotmail.com

 

Ce concours est ouvert du 3 septembre 2019 au 21 décembre 2019. Comme lors de la première édition, plusieurs prix seront décernés par un jury d'amateurs et de professionnels de la philosophie. La remise de ces prix aura lieu le 1er février 2020, lors du "Week-end de la philosophie" qui prendra place à Strasbourg. Grâce au soutien de l'Académie des Sciences, Arts et Lettres d'Alsace, de l'Association des Membres de l'Ordre des Palmes Académiques (AMOPA) et de la Librairie Kléber de Strasbourg, chacun de ces prix sera accompagné d'une récompense. À celles et ceux qui découvrent la philosophie, à celles et ceux qui l'apprécient déjà, ce prix est donc dédié.