jeudi 8 décembre 2016

Travailler en langues vivantes en îlots bonifiés

Travailler en langues vivantes en îlots bonifiés

Lara Meisel, professeur d’anglais, décrit la mise en place de ce fonctionnement.

 

Une nouvelle organisation des groupes de langue vivante est expérimentée depuis la rentrée de septembre 2013. Les élèves se répartissent d’eux-mêmes en groupes. Tout le travail fourni ensuite - prise du cours en note, apprentissage des leçons, participation orale, restitution écrite, comportement en classe - est une affaire collective. Cette organisation a été inspirée par un ouvrage de Marie Rivoire.

 

Quel est le principe de fonctionnement des îlots bonifiés ?

Les élèves de la classe se choisissent pour former des groupes de 4 ou 5. Pendant un certain temps, ils vont devoir travailler ensemble. Une fiche est distribuée à chaque groupe en début d’heure, sur laquelle le professeur inscrit des points verts ou, éventuellement, des points rouges (oubli de matériel, bavardage, refus de travailler). Le but est de collecter des points verts. Le premier groupe à avoir 20 points verts se voit gratifier d’un 20/20 et marque l’arrêt de notation pour tous les îlots. Pour collecter ces points, il faut une participation de l’ensemble des élèves du groupe : que chacun ait fait ses devoirs, ait pris son cours, ait participé en classe. Les travaux écrit sont d’abord réalisés individuellement, puis le groupe se met d’accord sur une restitution finale à rendre au professeur. Les groupes sont évolutifs et les élèves peuvent en changer en cours de séance.

 

Quels sont les bénéfices de cette organisation ?

Chaque équipe s’appuie sur les points forts de ses individualités. Une dynamique collective se met en place qui réussit à raccrocher les élèves les plus en difficulté. Les élèves valident leurs réponses au sein de leur groupe avant de passer à la correction en classe. Ils ont moins peur de donner une mauvaise réponse et ils lèvent la main. Du coup, on ne fait plus cours avec quelques élèves, mais avec tout le monde ! Il y a une vraie émulation dans les groupes. On constate aussi que le groupe qui a 20 en premier n’est pas toujours composé des élèves les meilleurs, mais bien plutôt d’élèves qui ont su s’associer stratégiquement et compter les uns sur les autres.

 

Quel lien entre Eclair et la mise en place des îlots bonifiés ?

Cette organisation de nos cours a été plus facile à mettre en place grâce à l’esprit d’expérimentation qui règne au collège. Il est plus facile de se lancer dans une innovation quand l’équipe de direction y est favorable ! Les semaines expérimentales nous avaient permis de tester des prises en charge différentes d’élèves, de ce fait nous n’avons pas hésité à modifier l’agencement de nos salles de cours et la prise en charge pédagogique de nos élèves. Les semaines expérimentales ont aussi initié une réflexion de l’équipe d’anglais sur l’évaluation des élèves. Nous souhaitions une évaluation positive qui place les élèves dans la situation de collectionner des points et non pas de s’en voir retrancher. Nous cherchions aussi un moyen de raccrocher les élèves les plus en difficulté ou les moins motivés à la dynamique du cours.

 

 

 

La mise en réseau école-collège….

 

Les semaines expérimentales

 

Mise en place d'une option nommée Art et patrimoines en classe de 3e,en lien avec le lycée Montaigne