vendredi 23 août 2019

La mise en réseau école-collège….

La mise en réseau école-collège….

Regard de Dominique Richert, conseiller pédagogique à Mulhouse 

 

Quels sont les constats faits au niveau du premier degré qui ont motivé la mise en place d’une liaison inter-degré ?

 

Dans le premier degré, nous faisons plusieurs constats : d’abord, nous faisons face à un turn-over important d’élèves dans l’année scolaire. Ce constat est particulièrement fort à Mulhouse. Que donner alors à chaque élève pendant le temps où il est ici ? Nous devons développer une dynamique pédagogique liée à cette nécessité de gérer l’instabilité géographique. Les contenus des enseignements doivent être ciblés, les compétences nécessaires aux élèves clairement définies pour leur permettre de suivre une scolarité au collège. Nous devons choisir quels repères stables nous souhaitons leur donner.

Ensuite, nous constatons que la notion de territoire scolaire est essentielle. Il nous faut absolument construire une continuité pédagogique bien pensée, solide pour ne pas baisser nos niveaux d’exigence pour les élèves. De ce fait, l’école maternelle doit travailler en lien étroit avec l’école élémentaire, puis l’école élémentaire doit renforcer son travail de connaissance réciproque avec le collège.

Par ailleurs, par le travail de la circonscription nous souhaitons nous atteler à la délicate question du déterminisme social : les élèves doivent apprendre leur métier d’élève et nous devons avoir de l’ambition pour eux. Cette ambition passe par une formation didactique et réflexive de l’ensemble des enseignants. Il faut développer une posture dynamique des enseignants pour agir efficacement avec les élèves en échec.

 

 

Quels sont les bénéfices de cette liaison inter-degré et du dispositif Eclair dans le travail avec le collège ?

En cherchant à articuler au mieux les dispositifs d’aide et d’accompagnement, notamment à travers des temps de concertation communs au premier et au second degré, on a réussi à construire une continuité pour nos élèves sans baisser nos exigences.

Mieux connaître nos pratiques réciproques nous a aussi permis de les penser en complémentarité et de mieux analyser nos besoins. On est dans des pratiques partagées, les enseignants se sentent moins seuls et l’élève est mieux pris en compte puisqu’il bénéficie de prises en charge selon ses besoins et notamment dans cette phase délicate de transition entre le CM2 et la 6e.

Les semaines expérimentales

 

Travailler en langues vivantes en îlots bonifiés

 

Mise en place d'une option nommée Art et patrimoines en classe de 3e,en lien avec le lycée Montaigne