mercredi 12 août 2020

Signature d'une convention entre le collège de Saint-Amarin, la commune et le club vosgien de la vallée de la Thur

Héloïse Bonnet en 6A et Zoé Schentzel en 3B au collège de Saint-Amarin font partie des 16 éco-délégués de l’établissement. Leur engagement est d’autant plus significatif que le collège est labellisé E3D (Établissement du développement durable) depuis 2017. Elles étaient présentes à la signature officielle de la convention Stockenberg entre le Club vosgien de la vallée de la Saint-Amarin, le collège et la ville de Saint-Amarin.

« Cette convention s’inscrit dans cette labellisation qui récompense nos actions en faveur du développement durable depuis 2011. Elle se décline en deux axes, rappelle Jean-Marie Grunenwald, le principal. Le premier consiste à réduire l’impact du collège sur son environnement (zéro phyto), la consommation électrique (achat d’écran led, relamping…), lutter contre le gaspillage à la cantine, préserver la biodiversité avec le jardin pédagogique. Un deuxième axe associe les élèves autour d’un thème fort qui évolue chaque année : pour 2019-2020 c’est sur le plastique omniprésent et son impact sur l’environnement. Joseph Peter, président du Club vosgien de la vallée de Saint-Amarin, a proposé son projet Stockenberg qui intègre tous ces critères et le principal a immédiatement donné suite en lançant un comité de pilotage pour rédiger une convention et développer un projet commun. Ensemble, nous avons découvert ce sentier en mai dernier. »

 

Une belle opportunité pédagogique

 

Pour le collège, c’est une formidable opportunité pédagogique : le circuit commence à partir de l’établissement avec un parcours culturel qui traverse le Lieu d’art et de culture (Lac) où interviennent les artistes Régine Fimbel et Dominique Bourgeois. Selon le choix des professeurs, il permettra ensuite des approches historiques, patrimoniales, sportives, artistiques ou nature (découverte de la faune et de la flore locale) adaptables aux différentes matières.

Avant la signature de la convention, Charles Wehrlen a rappelé que ce sentier aménagé durant les journées citoyennes 2007 est aussi un outil de développement touristique. « Des animations estivales ou dominicales sur le parcours permettraient de faire connaître le passé artisanal ou industriel de la vallée », propose Charles Wehrlen, le maire de Saint-Amarin.

Joseph Peter, un ancien du collège, se souvient du temps où les effectifs dépassaient 1000 élèves. Depuis la dernière rentrée, on n’en dénombre plus que 450. « Autrefois, a-t-il rappelé, tous les habitants de la vallée travaillaient sur place aux usines textiles ou métallurgiques et dans un bel environnement naturel. Sur les terrasses aménagées, les ouvriers- paysans plantaient des pommes de terre, de l’orge, du chanvre, du lin… ils élevaient chèvres et vaches. Les carriers du Stockenberg livraient du granit bleu pour paver la place de la Concorde à Paris… L’autre regard sur ce circuit fait découvrir la flore (aubépine, prunelle…) et la faune. La pie-grièche, par exemple, migre jusqu’en Afrique du Sud.

« Le développement durable entre dans nos compétences en même temps que la gestion des collèges. Le fait que vous lui donniez une nouvelle vigueur est remarquable dans le contexte actuel ! » a indiqué, pour sa part, Annick Lutenbacher, conseillère départementale du canton.

L’ALSACE par Michel TSCHANN - 03 mars 2020