Alphonse de Lamartine, né à Macon en 1790, mort à Paris en 1869, fut poète romantique et homme politique. Son enfance s'écoula à Milly (Saône-et- Loire), dont il parle dans plusieurs de ses poèmes.
En 1816, il rencontra Mme Julie Charles, qui sera l'Elvire des Méditations poétiques, publiées en 1820 avec un succès considérable. De 1825 à 1828, chargé d'affaires de France à Florence, il écrivit les Harmonies poétiques et religieuses (1830).
Elu député en 1833, il se rallia peu à peu à la monarchie de Juillet.
Ses poèmes Jocelyn et la Chute d'un ange furent édités en 1836 et 1838. L'Histoire des Girondins, qu'il publia en 1847, lui valut une grande popularité. Ministre des Affaires étrangères en 1848 et, durant les premiers mois de la révolution, véritable chef du gouvernement provisoire, il cautionna, lors des journées de juin, les mesures répressives, et son échec écrasant aux élections présidentielles du 10 décembre 1848 mit fin à sa carrière politique.
Ruiné, endetté, il rédigea des récits autobiographiques (les Confidences, 1849 ; les Nouvelles Confidences, 1851) et un Cours familier de littérature (1856-1869). Élu à l'Académie française en 1829, il mourut dans l'indifférence générale en 1869.
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