Les Fleurs du Mal : notes
Tableau de manet |
Dessin de Baudelaire |
Une mulâtresse est une femme de couleur, dont l'un des parents est noir, l'autre blanc.
Le conseil de tutelle était un ensemble de personnes, à la tête desquelles se trouvait un tuteur, chargé de prendre soin de la personne et des biens d'un enfant mineur, en cas de décès du père. En 1844, Baudelaire, à 23 ans, n'est donc vraisemblablement pas encore majeur.
| Eugène Delacroix (1798-1863) est l'un de nos plus grands peintres romantiques. |
Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple |
| Gustave Courbet (1819-1877) a étudié la peinture au Louvre, en prenant notamment Delacroix comme modèle. Ses tableaux ont souvent suscité la réprobation ou le scandale, parce qu'on les jugeait trop réalistes. |
Courbet, Portrait de Baudelaire |
| Le peintre Edouard Manet (1832-1883), comme Courbet, s'est formé en copiant les grands maîtres, notamment Delacroix. Il est considéré comme l'un des plus grands artistes de son siècle. | |
Manet, Portrait de Baudelaire |
Manet, Le bar des Folies-Bergères (détail) |
Richard Wagner (1813-1883) est un musicien allemand qui a modifié la conception de l'opéra traditionnel, en liant étroitement la musique à la poésie et à la danse.
Expurger un texte consiste à en supprimer les passages qui heurtent la morale.
Une personne aphasique souffre d'une perte partielle ou totale de la capacité à communiquer par la parole. L'aphasie est due à des lésions au cerveau.
Horace Vernet (1789-1863), peintre officiel du second Empire, était spécialisé dans les scènes de bataille et les paysages marins à la manière de Delacroix.
Edgar Allan Poe (1809-1849) est un écrivain américain, à l'imagination fertile, auteur de poèmes, de contes et de nouvelles.
| Dominique Ingres (1780-1867) est un peintre célèbre pour la finesse de son dessin et la beauté de ses couleurs. |
Ingres, La grande odalisque |
| Eugène Boudin (1824-1898) est un peintre auteur de paysages et de marines qui le font considérer comme l'un des précurseurs de l'impressionnisme. |
Boudin, Voiliers |
| Jean-François Millet (1814-1875) est connu surtout pour les deux tableaux intitulés l'Angélus et les Glaneuses. |
Millet, Le repas au milieu du jour |
| Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) est considéré comme l'un des plus grands peintres français du XIXe siècle. |
Corot, Le municipe de Volterra (ville d'Italie) |
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Charles Augustin Sainte-Beuve (Boulogne-sur-Mer, 1804 Paris, 1869), écrivain français. Membre du Cénacle romantique, il publia d'abord un Tableau historique et critique de la poésie française et du théâtre français au XVIe siècle (1828), des recueils poétiques (Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme, 1829 ; les Consolations, 1830), un roman inspiré par sa liaison tourmentée avec Adèle Hugo ( Volupté, 1834), puis se tourna vers la critique. Sa méthode tenait largement compte du rapport établi entre l'uvre et la vie de l'écrivain, son tempérament, |
| etc. : Port-Royal
(1840-1859), Chateaubriand et son groupe
littéraire sous l'Empire (cours professé à
Liège, 1860) ; divers recueils d'articles
parus dans les revues et les journaux : Portraits
littéraires (1844), Portraits de
femmes (1844), Portraits
contemporains (1846), Causeries du
lundi (1851-1862), Nouveaux Lundis
(1863-1870). Acad. fr. (1843). Hachette |
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Théophile Gautier (1811-1872) a abandonné la peinture pour la littérature après avoir fait la connaissance de Victor Hugo. Après le romantisme échevelé de ses poèmes de jeunesse ( Albertus, 1833), son chef-d'uvre poétique, Émaux et Camées (1852), illustre la théorie de " l'art pour l'art ", déjà exposée dans la préface de son premier roman (Mademoiselle de Maupin, 1835) : ce recueil est caractérisé par une grande virtuosité technique |
et une recherche formelle
exceptionnelle. Son roman le plus célèbre, le
Capitaine Fracasse (1863), s'inspire du Roman
comique de Scarron. Baudelaire lui a dédié les
Fleurs du mal.
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Pierre Borel d'Hauterive, dit Petrus Borel (1809-1859), l'une des figures principales de la bohème littéraire des années 1830, est un maître de l'humour noir. Il est l'auteur de poèmes, de contes et de romans dans lesquels il exprime son dégoût de la société de l'époque.
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Constantin Guys (1802-1892),
dessinateur, peintre et aquarelliste, surnommé par
Baudelaire Le peintre de la vie moderne,
a laissé de nombreux témoignages sur la vie de son
époque. Ci-contre, reproduction d'une uvre de Guys, Ouvriers et grisettes. |
| Honoré Daumier (1808-1879), lithographe et sculpteur, dessinateur de journaux satiriques, a mis son art au service de son idéal républicain, en se moquant notamment de la bourgeoisie, dont il dénonce les faiblesses et la bouffonnerie. L'univers de ses caricatures s'apparente à celui de la Comédie humaine de Balzac. |
Daumier, Crispin et Scapin |
| Paul Cézanne (1839-1906), ami de Zola qu'il connaît depuis l'enfance, subit d'abord l'influence de Delacroix et de Courbet ; il fréquente les impressionnistes, mais use d'un style personnel que le public et les critiques ne comprennent guère : il renonce à la perspective linéaire et au clair-obscur, pour |
Cézanne, Les grandes baigneuses |
| construire par la couleur et non par
la lumière, aboutissant à une superposition de plans
rythmés par la géométrie, comme on le voit dans la
série de la Montagne Sainte-Victoire.
On le considère comme l'un des précurseurs des
principaux mouvements de la peinture moderne : son
art annonce le cubisme et les grands courants picturaux
du XXe s., mais son génie n'est reconnu qu'après 1900.
D'après Hachette |
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L'adjectif fantasmatique qualifie des produits de l'imagination par lesquels un individu cherche à échapper à la réalité.
Un florilège, en littérature, désigne un recueil de morceaux choisis.
Béatrice est le prénom de la femme qu'a aimée Dante ; elle est ici le symbole des femmes vertueuses.
Le mot anathème appartient au vocabulaire religieux et désigne, au sens propre, la sentence par laquelle l'Eglise chasse une personne de son sein.
| Arthur Rimbaud (Charleville, 1854 Marseille, 1891), poète français. Brillant élève au collège de Charleville, mais vivant au sein d'un milieu familial étouffant que domine l'autorité de sa mère, il fait plusieurs fugues (en 1870 et en 1871). Ses poèmes de forme régulière, écrits en 1870, donnent un assez fidèle portrait de cet adolescent "vagabond", sarcastique, tendre mais révolté qui, en 1871, applaudit à la Commune. Avec la lettre à Paul Démeny, dite Lettre du voyant (15 mai 1871), le Bateau ivre (poème, sept. 1871) et le sonnet des Voyelles, Rimbaud passe de la "forme vieille" aux "formes |
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| nouvelles" que "réclament
les inventions d'inconnu". Invité par Verlaine
à Paris (sept. 1871), il se rend avec lui en Belgique
(juil. 1872), puis à Londres. Leur liaison est
passionnée et tumultueuse. Au cours d'une querelle, à
Bruxelles, Verlaine blesse son ami d'un coup de revolver
(1873). Certains épisodes de cette vie de marginal
transparaissent dans Une saison en enfer
(1873). Bientôt, il renonce à la littérature, mais les
Illuminations (1886, écrites
vraisemblablement de 1872 à 1875), suite de visions
fabuleuses, proliférantes, nées des interférences de
la mémoire et du réel, ont déjà fait de lui ce
"passant considérable" (Mallarmé) dont
l'uvre, brève, dense, éblouissante, est à l'
origine des tentatives poétiques modernes les plus
diverses. En 1876, il s'engage dans l'armée
hollandaise ; à Batavia (Djakarta), il déserte
(1877), voyage en Europe avec un cirque (1877), se fait
surveillant de travaux à Chypre (1879-1880), explorateur
en Éthiopie et en Somalie (1882-1883), trafiquant
d'armes au Harar (1884-1891). Atteint d'une tumeur à la
jambe droite, hospitalisé à Marseille (1891), il est
amputé et meurt quelques mois plus tard. Hachette |
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| Stéphane Mallarmé (Paris, 1842 Valvins, Seine-et-Marne, 1898), poète français, surnommé le "prince des poètes". Dans ses prem. poèmes, d'inspiration baudelairienne, on trouve déjà quelques thèmes qui lui sont propres : refus du réel "parce que vil", goût pour le monde idéal et absolu de l'art ; ensuite Hérodiade (commencé en 1864) et l'Après-midi d'un faune (1876) participent assez étroitement du symbolisme ; puis | ![]() |
| viennent ses poèmes les plus achevés
(Prose pour Des Esseintes, 1885),
les sonnets (Tombeau d'Edgar Poe, de
Baudelaire, de Verlaine).
Images, analogies, "correspondances" font
maintenant appel aux ressources cachées des mots, à
leur "halo", non pour nommer les objets mais
pour les suggérer. Dans le "Livre" (plan et
conception publiés en 1957), il veut fixer au poète la
mission, insensée peut-être, d'écrire l'uvre
qui, "explication orphique de la terre",
soumettrait à l'empire de l'esprit humain le hasard,
symbole de l'imperfection même de cet esprit. Un
coup de dés (1897), long poème en vers
libres, d'une typographie révolutionnaire, est l'aveu
pathétique de l'échec d'une telle entreprise. Ses
uvres en prose (princ. textes réunis sous le titre
de Divagations, 1897) permettent une
approche plus aisée de son écriture. Mallarmé a joué
et continue de jouer un rôle considérable dans
l'évolution de la littér. au XXe s. Hachette |
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Louis dit Aloysius Bertrand, (1807-1841) est un poète peu connu, dont l'uvre unique, Gaspard de la nuit, appartient à ce qu'on pourrait appeler le romantisme flamboyant et se nourrit de thèmes souvent noirs pris au domaine du rêve et de l'inconscient.
Le Parnasse est un mouvement littéraire apparu en réaction contre le romantisme, qui commença à s'exprimer en 1866 dans un recueil, le Parnasse contemporain, et qui élabora une poésie ayant notamment pour fondement le culte de la beauté impassible l'art pour l'art et les recherches érudites.
Hachette
Le Symbolisme est un mouvement littéraire qui se constitua principalement en réaction contre le naturalisme et la poésie parnassienne. Le Manifeste du symbolisme, que Jean Moréas publia dans le Figaro en 1886, demande au poète de ne pas nommer la chose, mais l'impression qu'elle a faite sur son esprit. Mallarmé, de son côté, lancera le slogan "Point de reportage" : pas de description objective, naturaliste. Le poème aura des significations multiples ; les mots suggèrent la sensation et l'idée, l'apparence et la réalité transcendante, la forme et la vérité intérieure ; le poète rivalisera avec le musicien. Les princ. symbolistes, G. Kahn, Henri de Régnier, É. Verhaeren, G. Rodenbach, J. Laforgue, R. Ghil, M. Maeterlinck, É. Dujardin, ont tenté, avec plus ou moins de bonheur, de répondre à ces exigences. Pour des raisons diverses, certains critiques ont classé parmi eux Verlaine et Rimbaud.
Hachette
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André Breton, par Max Ernst André Breton (Tinchebray, Orne, 1896 Paris, 1966), écrivain français ; promoteur et princ. animateur du mouvement surréaliste, dont il a défini les fondements dans deux Manifestes (1924 et 1930). Prônant l'exploration poétique de l'inconscient, il a réhabilité l'imaginaire et le rêve : Nadja |
| (1928), l'Immaculée
Conception (1930, en collab. avec Paul
Éluard), les Vases communicants
(1932), l'Amour fou (1937), Anthologie
de l'humour noir (1940), Arcane 17
(1947), Poèmes 1917-1948 (1948).
Hachette Ci-dessus, André Breton, dans un tableau de Max Ernst |
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| Louis Aragon (Paris, 1897 id, 1982), écrivain français. D'abord dadaïste, puis surréaliste : le Paysan de Paris (1926), Traité du style (1928), il vint ensuite à une écriture plus traditionnelle. Romans : les Cloches de Bâle (1934), les Beaux Quartiers (1936), la Semaine sainte (1958), Blanche ou l'Oubli (1967), etc. Poète (le Crève-Cur, 1941), il a notam. célébré son amour pour Elsa Triolet, sa compagne : le Fou d'Elsa (1963). Il adhéra au parti | ![]() |
| communiste en 1927, s'engagea dans la
Résistance et dirigea les Lettres françaises
de 1953 à leur disparition (1972). Hachette |
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![]() Yves Tanguy, Encore et toujours, 1942 |
Yves Tanguy (Paris, 1900 Woodbury,
Connecticut, 1955), peintre français naturalisé
américain. Surréaliste (1925), il élabora, suivant des
procédés automatiques ou semi-automatiques, des
paysages mentaux peuplés d'êtres-objets errants. Hachette |
Le surréalisme est un mouvement littéraire et artistique (1919-1969) qui se constitua sur la base d'un rejet systématique de toutes les constructions logiques de l'esprit. Il visait à soustraire au contrôle de la raison les différentes forces psychiques dont l'expression peut contribuer à un renversement libérateur des valeurs sociales, intellectuelles et morales. Le surréalisme, qui dérive du mouvement Dada, naquit en 1919 (premier numéro de la revue Littérature, fondée et dirigée par A. Breton, L. Aragon et Ph. Soupault), mais la rupture avec Dada ne se produira officiellement qu'en 1922. En 1924, le Manifeste du surréalisme de Breton affirma l'existence du mouvement, fondamentalement défini par référence à l' écriture automatique et à la "toute-puissance du désir". Le surréalisme réunira de nombr. poètes (P. Éluard, B. Péret, R. Crevel, R. Desnos), des prosateurs (M. Leiris), des peintres (M. Ernst, S. Dali, Y. Tanguy), des photographes (Man Ray), des cinéastes (L. Buñuel), etc., mais brouilles et scissions se multiplieront : Artaud, Vitrac, Soupault, Desnos et bien d'autres quitteront le mouvement. La revue la Révolution surréaliste (créée en 1924) cessa de paraître en 1929. En 1930, dans un deuxième Manifeste, Breton flétrit les transfuges et décrivit l'échec du rapprochement entre son mouvement et le parti communiste. La revue le Surréalisme au service de la révolution eut six numéros (1930-1933). Le mouvement devint international, se répandant jusqu'au Japon. Conquis par le communisme et vantant l' U.R.S.S. (Persécuté persécuteur, 1931 ; Hourrah l'Oural, 1934), Aragon se détacha de Breton ; leur rupture fut consommée en 1936 ; celle d'Éluard, en 1938. En 1938, une exposition internationale rassembla des uvres venues de quatorze pays. La guerre, en 1939, dispersa les surréalistes. La paix revenue, le mouvement apparut comme une survivance. Il prononça sa dissolution en 1969.
Hachette
| Dada est un mouvement de révolte littéraire et esthétique né en 1916 par réaction contre la guerre, le militarisme, et qui exprima d'abord un refus absolu de l'art, récusé jusque dans ses manifestations d'avant-garde (cubisme, futurisme). Le mot "Dada" a été choisi au hasard dans le dictionnaire par les fondateurs du mouvement, qui éclata simultanément à Zurich (où il trouva son nom) sous l'impulsion notam. des poètes Tristan Tzara et Hugo Ball, des artistes Hans Arp, Hans Richter, et à New York (Duchamp, Picabia, Man Ray). Un peu avant la fin de la guerre, il s'implanta en Allemagne, à Berlin, où il se doubla d'une révolte politique de caractère marxiste (John Heartfield, Georg Grosz, Raoul Haussmann), à Cologne (Max Ernst, J. T. Baargeld, Arp, venu de Zurich) et à Hanovre (Kurt Schwitters). À Paris, Tzara, Picabia, Ribemont-Dessaignes et plusieurs des |
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| futurs surréalistes (Breton, Aragon, Soupault, Éluard)
illustrèrent l'esprit dada en 1920-1921, mais dès
1921-1922, les surréalistes rompirent violemment avec ce
mouvement (nommé aussi dadaïsme). Entre 1916 et 1920
Tzara écrivit sept Manifestes Dada.
Hachette Ci-dessus, à droite, Beauté, je veux te louer, aquarelle de Georg Grosz, 1923, détail. |
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Juan Gris, Arlequin à la guitare |
Le cubisme est un mouvement artistique, né en 1906-1907, qui rompt avec la vision naturaliste traditionnelle en représentant le sujet fragmenté : l'artiste le décompose en des plans géométriques inscrits dans un espace tridimensionnel sans profondeur. Le tableau de Picasso les Demoiselles d'Avignon (1907) marque traditionnellement la naissance du cubisme. On y décèle l'influence de Cézanne (selon qui "il faut traiter la nature par le cylindre, la sphère, le cône"), de la statuaire romane espagnole et de la sculpture d'Afrique noire. Les éléments constitutifs du vocabulaire graphique cubiste sont ensuite élaborés par P. Picasso, G. Braque et J. Gris (à |
| partir de 1911), dont les recherches
néo-cézanniennes (1908-1909) débouchent sur ce qu'on a
appelé le cubisme analytique (1910-1913) :
plusieurs aspects d'un même sujet géométrisé,
fragmenté, s'inscrivent simultanément dans l'espace. Le
cubisme synthétique (1913-1914) voit la réduction du
sujet à son essence et l'on a pu parler d'une véritable
esthétique conceptuelle, surtout à propos de J. Gris,
qui, partant du cylindre, "fait une bouteille".
Hachette |
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Giacomo Balla, Vitesse d'une automobile-lumière, 1912 (détail). |
Le futurisme est un mouvement esthétique et littéraire, aux implications morales et politiques, fondé en 1909 par l'écrivain italien Marinetti dont le premier manifeste futuriste parut dans le Figaro du 20 février 1909. D'un modernisme échevelé, il exalte la vitesse, la simultanéité des sensations, la beauté de la machine et de l'action, la guerre, la virilité, la violence. Il préconise la destruction des musées et des bibliothèques. En 1910, cinq peintres italiens rejoignirent Marinetti : Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carra, Luigi Russolo et Gino Severini. Ils exécutent alors des compositions qui attestent l'influence des cubistes et celle de |
| Duchamp, mais ils veulent conquérir
le monde, créer des villes résolument modernes,
conçues comme des machines : projet de la Città
nuova par Boccioni. Le futurisme gagne la
sculpture, le théâtre, la décoration, la musique et
devient l'art officiel de l'État fasciste. En
littérature, le futurisme se manifesta surtout hors
d'Italie. En 1910, Marinetti pousse sa campagne de
propagande à Moscou et à Saint-Pétersbourg. En 1912,
Maïakovski et Khlebnikov fondent l'école futuriste
russe ; en 1913, un manifeste, Gifle au
goût public, revendique la
"libéralisation de l'art et de la poésie".
Après le Nuage en pantalon (1915),
Maïakovski, gagné par la fièvre révolutionnaire,
renia le futurisme. Hachette |
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| Pablo Ruiz Blasco y Picasso, dit Pablo Picasso (Málaga, 1881 Mougins, 1973), peintre, dessinateur, graveur, sculpteur et céramiste espagnol ; l'artiste le plus célèbre du XXe s. Attaché à la représentation traditionnelle dans sa "période bleue" (1901-1904) et sa "période rose" (1905-1907), il jette les bases du cubisme avec les Demoiselles d'Avignon (1907, voir ci-contre), puis invente le collage (Nature morte à la chaise cannée, 1912). Vers 1920-1921, la période dite | ![]() |
| "romaine" et, dans une
certaine mesure, la manière néo-classique dont il fait
usage parallèlement semblent traduire une nostalgie du
volume sculptural, mais il revient aussitôt à une
certaine forme de cubisme (Trois musiciens,
1921). En 1925, la Danse annonce le
style qui demeurera le sien jusqu'à sa mort. Tout au
long de sa vie, il a exécuté un nombre considérable
d'uvres "expressionnistes" ou
"baroques", avec fougue, violence (Guernica,
1937), verve et, parfois, précipitation. Des musées
Picasso existent à Antibes, Barcelone et Paris. Hachette |
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Georges Braque (Argenteuil, 1882
Paris, 1963), peintre français. Après une brève
période fauve (1906-1907), il inventa le cubisme avec Picasso. D'abord
"analytique" (découpage des volumes avant de
les déployer, palette presque monochrome : le
Violon et la Cruche, 1910), son cubisme fut
"synthétique", avec des trompe-l'il, le
mélange de matières non picturales et des collages (Compotier
et Verre, 1912). Après la guerre de
1914-1918, il a peint des formes plus courbes, et sa
palette s'est enrichie (le Guéridon noir,
1919 ; le Duo, 1937). Hachette |
La lésine est une avarice sordide qui se manifeste jusque dans les détauils les plus infimes de la vie de tous les jours.
Trismégiste, trois fois grand, est le surnom donné au dieu Thôt par les Grecs d'Égypte qui, sous le nom d'Hermès Trismégiste, en firent un ancien roi ou sage d'Égypte, fondateur légendaire de la doctrine alchimique.
Une catin est une femme de mauvaise vie.
Un helminthe est un vers parasite de l'homme et des animaux.
Robert
Faire ribote ou riboter, c'est faire la noce, se livrer à la débauche.
Une lice est un chien de chasse femelle.
Un houka est, aux Indes, une pipe à réservoir, analogue au narguilé.
L'orthographe correcte de ce mot est remords ; il s'agit ici d'une licence poétique.
Au sens propre, une alcôve est un enfoncement ménagé dans une chambre pour un ou plusieurs lits, qu'on peut fermer dans la journée. Utilisé absolument, le mot désigne le lieu où se déroulent des rapports amoureux, érotiques.
D'après Robert.
Un manoir est, à l'origine, une maison, une demeure. Le mot désigne plutôt aujourd'hui un logis seigneurial, un petit château ancien, situé d'ordinaire à la campagne.
D'après Robert
Le mot nonchaloir renvoie ici aux attitudes langoureuses et abandonnées de Jeanne Duval pour qui a été écrit ce poème.