| Maximilien de
Robespierre est né à Arras en 1758 ; il meurt
guillotiné à Paris en 1794. Après des études de
droit, il devient avocat dans sa ville natale, où il est
élu député du Tiers état aux États généraux de
1789. Il anime le Club
des Jacobins
et en 1792 il prend position contre la guerre, craignant
qu'elle ne favorise une dictature militaire. Après le 10 août, il est membre de la Commune de Paris, puis élu député de Paris à la Convention, où il dirige le groupe des Montagnards. Il vote la condamnation à mort de Louis XVI, participe à la constitution du gouvernement révolutionnaire et provoque la chute des Girondins en juin 1793. En juillet de la même année, il entre au Comité de salut public et contribue activement à l'instauration de la Terreur. Déiste, il se prononce contre l'athéisme et maintient la liberté des cultes. S'étant débarrassé de ses ennemis, en mars et en avril 1794, il concentre tous les pouvoirs dans ses mains et, imposant ses croyances religieuses, il institue en mai le culte de l'Être suprême et fait voter en juin une loi qui aggrave la Terreur. |
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| À partir
de ce moment, il apparaît pour un grand nombre de
Révolutionnaires comme un ambitieux qui cherche à
cumuler les pouvoirs civils et religieux. D'un autre
côté, la population commence à se lasser de la
Terreur, qui n'est plus justifiée par la situation
militaire. Sa perte est alors décidée : des amis
de Danton, qu'il a fait guillotiner en
avril, des membres du Comité de salut public jaloux de
son autorité et des Révolutionnaires qui se sentent
menacés, soit parce qu'ils sont corrompus, soit parce
qu'ils se montrent trop modérés, s'allient pour
l'abattre. En juillet, les menaces que profère Robespierre qui a eu vent de la coalition dirigée contre lui à leur encontre précipitent le cours des choses : ses ennemis, le 27, demandent sa mise en accusation, dans un tumulte tel que Robespierre ne peut se faire entendre ; il est décrété d'arrestation avec son frère, Saint-Just et d'autres. Mais il est très populaire : la Commune le fait délivrer par la foule qui l'amène à l'Hôtel de Ville. La Convention réagit, le déclare hors-la-loi et envoie des troupes à l'Hôtel de Ville ; à leur arrivée, il tente en vain de se suicider, et il est exécuté le 28 au soir. |
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