Si le père de Victor Hugo est d'origine lorraine, sa mère, Sophie Trébuchet, est d'origine bretonne. La femme de Victor Hugo, dans Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, relate, dans le deuxième chapitre, comment Joseph Léopold Sigisbert et Sophie se sont connus, puis mariés :
« Pendant cette guerre de Vendée, le major Hugo avait eu occasion d'aller fréquemment à Nantes, et il s'y était fait des relations, principalement avec un armateur appelé Trébuchet.
[...]
L'armateur, veuf, avait trois filles, dont une, Sophie, n'était qu'à moitié dans les idées de son père. Elle avait cette indépendance d'esprit et cette personnalité décidée des filles sans mère, obligées d'être femmes plus tôt que les autres. Elle n'avait la ferveur de son père qu'en politique et elle n'était dévote qu'au trône. C'était encore trop contre le major ; mais il avait été humain dans la guerre, il avait eu pitié des femmes et des enfants. Et puis, c'était un grand et fier garçon, bien fait, vivant, et ayant dans l'expression de son visage cette beauté supérieure, la bonté. Voilà pourquoi le major avait été rappelé. Sophie, elle, était petite, mignonne, des mains et des pieds d'enfant ; elle avait quelques traces de petite vérole, mais qui disparaissaient dans l'extrême finesse de sa physionomie et dans son regard intelligent. Voilà pourquoi le major était revenu.
[...]
Le futur ne pouvait aller à Nantes, la future vint à Paris avec son père et son frère, mais sans ses sœurs, qui, à force de dévotion, venaient de se faire
ursulines.
Les deux jeunes gens se marièrent civilement à l'hôtel de ville même. Il n'y eut pas de mariage religieux. Les églises étaient fermées dans ce moment, les prêtres enfuis ou cachés, les jeunes gens ne se donnèrent pas la peine d'en trouver un. La mariée tenait médiocrement à la bénédiction du curé, et le marié n'y tenait pas du tout. »
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Les Ursulines sont des religieuses d'un ordre fondé en 1537, en Italie, par sainte Angèle de Mérici, et établi en France (d'abord en Avignon, puis à Paris), grâce à la protection de Marie de Médicis (1611). Retour au sommet de la page