| François
de Malherbe est né à Caen en 1555 ; il est mort à
Paris en 1628. Bien qu'il ait vécu la plus grande partie
de son existence au XVIe siècle, on considère qu'il
appartient plutôt au XVIIe. Après avoir terminé ses études, il entre au service d'un bâtard du roi Henri II, le duc d'Angoulême ; quand celui-ci est nommé gouverneur de la Provence, le jeune poète le suit à Aix-en-Provence, où il réside pendant vingt ans : il s'y marie, songe à sa descendance, fréquente des personnages éclairés et compose des vers. La mort de Henri d'Angoulême, en 1586, ne change en rien sa façon de vivre ; séjournant tantôt en Provence, tantôt en Normandie, il continue à écrire, à la différence qu'il commence alors à acquérir un certain renom comme poète. En 1600, un tournant se produit dans sa carrière : Marie de Médicis est de passage à Aix, et Malherbe salue son entrée dans la ville et lui souhaite la bienvenue en France avec son Ode à la reine. Le voilà définitivement sorti de l'obscurité. Il se rend à Paris en 1605, est reçu par le roi, qui lui commande un poème pour célébrer l'une de ses campagnes : ce sera la Prière pour le Roi Henri le Grand allant en |
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| Limousin,
qui suscite chez Henri IV tant d'admiration qu'il nomme
son auteur gentilhomme ordinaire de la Chambre pour le
garder à ses côtés. Il touche désormais une pension et chante les événements du royaume, les mérites de Marie de Médicis, de son fils, du cardinal de Richelieu, écrit quelques pièces d'amour et paraphrase les psaumes. Il est reçu dans la très bonne société de l'époque, et il a des disciples fervents, comme Racan. Il écrit peu, mais sa poésie et ses théories ont un tel rayonnement que les autres poètes, dans leurs uvres, sont obligés soit de se conformer à ses principes, soit de réagir contre eux. Il connaît la gloire, à la fin de sa vie, mais le destin lui envoie une épreuve terrible, car son fils, en 1627, est tué au cours d'un duel, sans que ses assassins soient punis. Il meurt d'ailleurs lui-même l'année suivante. |
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