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Né à Versailles en 1754, Louis XVI est exécuté à Paris le 21 janvier 1793. Roi de France de 1774 à 1791, il n'est plus que roi des Français de 1791 à 1792. Petit-fils de Louis XV auquel il succède, il épouse en 1770 Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche.
D'abord entouré de bons ministres, il rappelle le parlement, supprimé par son prédécesseur, mais celui-ci reprend aussitôt son opposition systématique à la politique financière royale. Pour lutter contre le parlement, il fait d'abord appel à
Turgot, qu'il renvoie en 1776, puis à Necker, qu'il renvoie lui aussi, en 1781, après la parution d'un ouvrage de celui-ci révélant les gaspillages de la cour.
De 1778 à 1783, il autorise l'intervention de la France dans la guerre d'indépendance américaine, ce qui rehausse quelque peu le prestige du pays.
Mais la politique financière demeure catastrophique, et plusieurs ministres échouent dans leurs tentatives de réformer radicalement la fiscalité. Louis XVI rappelle Necker et doit promettre en 1788 une convocation des États généraux, qui se réunissent en 1789.
Portrait de Louis XVI par Callet
Les députés du Tiers-État se proclament Assemblée nationale le 17 juin 1789, puis Assemblée constituante, et substituent ainsi leur autorité à celle du roi, qui renvoie une nouvelle fois Necker et fait appel au soutien des régiments étrangers ; les événements du 14 juillet sapent davantage encore son autorité, et en octobre, il est obligé de quitter Versailles pour s'installer à Paris. Le 14 juillet 1790, il jure fidélité à la Constitution établie par l'Assemblée, mais cherche malgré tout à rétablir son pouvoir avec l'aide de l'étranger. Obligé de s'enfuir, il cherche à gagner Metz ; mais reconnu en chemin, il est arrêté et ramené à Paris.
Il renouvelle son serment de fidélité à la Constitution de 1791, qui limite son pouvoir à un droit de veto suspensif. Il fait déclarer la guerre à l'Autriche le 20 avril 1792, persuadé que la France serait vaincue et que cette défaite lui permettrait de retrouver son rang. Il est finalement arrêté en août 1792 ; son procès, au cours duquel il est défendu par
Malesherbes, dure de décembre 1792 à janvier 1793 : condamné à mort à une faible majorité, il est guillotiné le 21 janvier.