| Né
à Foix en 1800, mort en 1847, Frédéric Soulié est si
bien oublié aujourd'hui que son nom ne figure que dans
de rares dictionnaires ou encyclopédies ! Et
pourtant, il fut l'un des écrivains les plus appréciés
de son temps : auteur de drames romantiques et de
romans-feuilletons, ses premières uvres, des
drames historiques représentés au Théâtre de l'Odéon
et au Théâtre-Français, Roméo et
Juliette (1828), Christine
à Fontainebleau (1829), Clotilde
(1832) ne suscitent que peu d'intérêt ; mais il
rencontre le succès dès la publication de son roman Les
Deux Cadavres (1832), et de sa
série sur lhistoire du Languedoc, Le
Vicomte de Béziers (1834) et Le
Comte de Toulouse (1835). Les huit
volumes des Mémoires du Diable
(1838-1839), peinture de la société revue à la
lumière du roman noir, publiés au Journal
des débats, connaissaient un
succès plus grand encore et font de lui, jusqu'à sa
mort, le maître inconstesté du roman-feuilleton :
reprenant le procédé du Diable boiteux de Lesage (1707), lécrivain nous
fait pénétrer dans lintimité de
laristocratie et de la haute bourgeoisie dont il se
plaît à dévoiler les tares physiques et surtout
morales de ladultère à linceste et
à lassassinat ! Il rencontre le même succès avec son théâtre, qui évolue vers le drame de boulevard, avec Diane de Chivry, Le Fils de la folle et surtout la Closerie des Genêts (1846), qui est un triomphe. Frédéric Soulié est également l'auteur d'un opéra, de contes, de poèmes et il a publié un grand nombre d'articles dans des revues, se consacrant surtout à la critique à la fin de sa vie. |
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