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Né au Havre en 1793, mort à Lyon en 1843, Casimir Delavigne, poète et auteur dramatique, annonce le romantisme dans la mesure où ses pièces marquent un début d'affranchissement par rapport aux règles classiques.
Mais il connaît la gloire dès 1818, avec la publication des
Messéniennes, trois poèmes patriotiques écrits en signe de protestation contre les invasion des Alliés après la double chute de
Napoléon. Louis XVIII lui-même lui envoie ses félicitations et lui octroie le poste de bibliothécaire de la chancellerie (Ministère de la Justice actuel).
Il connaît ses premiers succès au théâtre avec une tragédie,
les Vêpres siciliennes (1819), une comédie, les Comédiens (1820) et le Paria (1821), une tragédie qui n'est pas éloignée du futur drame romantique et qui lui vaut le soutien de la jeunesse libérale de l'époque.
Élu à l'Académie française, il refuse une rente de
Charles X et perd de ce fait sa place de bibliothécaire ; mais le duc d'Orléans, le futur Louis-Philippe, le nomme bibliothécaire du Palais-Royal.
Le 30 mai 1829, son drame
Marino Faliero est joué au théâtre de la Porte-Saint-Martin : cette pièce, comme celles des romantiques, se caractérise par l'abandon des unités de temps et de lieu, le mélange des genre et le réalisme scénique.
Partisan de Louis-Philippe après l'avènement de celui-ci, il perd de ce fait une grande part de sa popularité, même si ses dernières pièces,
Louis XI (1832) et les Enfants d'Édouard (1833), connaissent un fort beau succès.
Casimir Delavigne est quasiment oublié aujourd'hui.