Simone de Butler, IA-IPR honoraire

Quel est votre parcours ?

Agée de 64 ans, je suis retraitée de l’éducation nationale où j’ai fait toute ma carrière en tant que professeur d’histoire géographie de collège et de lycée.

J’ai été formatrice à l’IUFM pour les jeunes professeurs stagiaires et j’ai ensuite consacré les dix dernières années de ma vie professionnelle aux fonctions d’IA-IPR en histoire géographie.

J’ai été en charge de deux dossiers transdisciplinaires : l’éducation au développement durable et l’enseignement de l’histoire des arts qui s’ajoutaient aux dossiers à caractère académique, comme l’instruction des enfants dans les familles notamment.

 

Pourquoi vous engager dans la réserve citoyenne de l'éducation nationale ?

Mes motivations sont contenues dans la double possibilité d’apporter une plus-value pédagogique.

L’usage de pratiques qui font appel à des intervenants extérieurs, des experts, renouvelle l’intérêt et l’attention des élèves et complète opportunément le travail de fond mené par les professeurs. Cette pratique offre des possibilités d’ouverture par l’expression d’autres points de vue, s’appuie sur l’approfondissement de l’information et la nécessité de confronter les idées.

Ces interventions se font nécessairement en co-animation sur des sujets qui s’inscrivent dans l’Enseignement moral et civique (EMC) ou vont au-delà.

Mais il s’agit aussi d’apporter une plus-value pour l’établissement car au-delà des ressemblances les établissements scolaires présentent de grandes différences et le vivre ensemble ne s’élabore pas à partir d’une recette préétablie.

L’intervention devrait permettre à la fois d’approfondir la connaissance de l’établissement sur le fond, dans la durée, et de répondre à des demandes plus spécifiques ou circonstancielles.

 

Sur quelles thématiques souhaitez-vous intervenir ? Qu’attendez-vous de la Réserve ?

Le thème qui fédère mes centres d’intérêt est celui des valeurs de la République, la laïcité dans sa dimension plurielle, sa construction historique et sa pratique quotidienne. Je ne suis pas moins attachée au thème de l’égalité, notamment dans l’éducation garçons-filles, et conséquemment à la lutte contre les préjugés et les discriminations. J’ajoute que mon intérêt se porte également vers l’actualité, les médias et les réseaux sociaux.

L’intérêt que je peux porter personnellement à ces interventions n’est pas nécessairement de me situer en dehors de l’institution mais en surplomb pour une meilleure collaboration entre des intervenants extérieurs et les enseignants afin de croiser les regards.