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Tournoi de Slam au collège

Clara Fuoc-Frei, collège Europe d'Obernai

Clara Fuoc-Frei, en 3e, au collège Europe d'Obernai, a remporté le tournoi de slam intercollèges à Marckolsheim. Libérée, délivrée, en déclamant son slam sur le #harcèlement. Une aide aux victimes de harcèlement à la prise de conscience !

Ce tournoi de slam entre élèves de 3e des collèges J-J-Waltz de Marckolsheim et Europe d'Obernai est une première. Les élèves ont dénoncé le harcèlement en slamant avec des textes engagés, d'autres ont choisi de slamer sur "J'ai mal à ma démocratie".

L'émotion est palpable, la parole libérée et la prise de conscience se lit dans le regard des élèves spectateurs et leurs enseignants.

Les bienfaits du slam

La gagnante du concours, Clara Fuoc-Frei, a déclaré : "Lorsque ma professeure de français nous a annoncé que nous allions participer à un concours de Slam, j’ai immédiatement pensé au thème du harcèlement scolaire. J’ai moi-même vécu ce que j’ai transmis à travers mon slam donc je me suis dit que ça pourrait être une thérapie pour moi, d’en parler ouvertement, de prouver aux personnes qu’on pouvait très bien s’en sortir malgré les blessures que le harcèlement cause. C’est pour faire prendre conscience aux victimes de harcèlement mais aussi aux "harceleurs" que l’on sait rester fort même s’il faut du temps pour sortir de cet enfer".

Très beau texte écrit et slamé par Clara Fuoc-Frei

Tu ne dors pas, tu ne manges pas, tu enchaînes les problèmes de santé

Et tu penses que personne ne peut t’aider

Comme tu n’as jamais connu le harcèlement auparavant

Et que tu ne sais pas où t’emportera le vent.

 

Tout part de là, la confiance en soi

Tu es peut-être différent mais c’est ça ta richesse

Ne t’occupe pas des autres, ils peuvent te mener en laisse

Donc reste forte, reste toi.

 

L’amusement, la joie, puis l’anxiété, la tristesse, la dépression

Ils te mettent tellement la pression

Que tu n’arrives pas à en parler

Et tu ne te rends pas compte où ils t’ont embarquée

 

Ils trouvent ça drôle de te prendre pour un pantin !

Jusqu’où tu peux aller, ils n’ont pas idée !

A force d’entendre : "T’es qu’une grosse salope, hein "

Le suicide, t’y as pensé, t’as essayé…

 

Je ne parlais pas, je restais muette

Toutes ces phrases là ne faisaient que passer dans ma tête

Je ne pensais plus qu’à ça… tout ça

Donc j’ai tout laissé tomber, j’ai baissé les bras.

 

Le temps passait, avec mélancolie,

Et j’ai fini par rester clouée dans mon lit,

A écouter cette chanson "Petite Emilie"

Car un jour on m’a dit que je finirai comme celle-ci.

 

Mais j’en ai parlé, j’ai pris mon courage à deux mains

Et me suis dit : "ça ira mieux demain"